La CPME organisera le 25 juin sa Grande Assemblée des entrepreneurs au Parc des Princes. Objectifs : aider le monde de l’entreprise à se développer, mais aussi faire prendre conscience au grand public et à la classe politique que le secteur privé est une "incarnation de la France qui ne renonce pas" ainsi qu’un "lien de stabilité dans un monde incertain".
Avec la Grande Assemblée des entrepreneurs, la CPME voit les choses en grand
Un avant-goût prometteur. Le 26 mai au matin, dans les entrailles du Parc des Princes, le président de la CPME Amir Reza-Tofighi a tenu une conférence de presse pour présenter les grandes lignes de la première édition de la Grande Assemblée des entrepreneurs. Prévu le 25 juin dans l’antre du Paris Saint-Germain, l’événement entend incarner la montée en puissance de l’organisation. Les précédentes éditions, baptisées Impact PME, accueillaient entre 1 000 et 1 200 entrepreneurs. Cette année, l’ambition est d’atteindre le cap des 4 000.
Les entreprises, « lien de stabilité dans un monde incertain »
À travers cette journée, la CPME souhaite mettre en avant le rôle des entreprises dont la place centrale n’est pas assez reconnue par l’opinion comme par les pouvoirs publics. Pour le président de la CPME, elles jouent pourtant un rôle stabilisateur essentiel dans le pays : "Elles sont le cœur du pays réel, tiennent quand tout devient difficile, sont capables d’absorber, de s’adapter, de tenir, de protéger". Ces incarnations de "la France qui ne renonce pas" constituent un "lien de stabilité dans un monde incertain".
Face à l’image des entreprises encore trop souvent dépeintes "comme des structures qui polluent ou ne redistribuent pas assez", Amir Reza-Tofighi souhaite démontrer, au cours de la journée, qu’"elles sont une solution, pas une variable d’ajustement".
Du reste, la Grande Assemblée ne se définit pas comme un simple "rassemblement de patrons". Elle se veut ouverte à tous les citoyens, qui peuvent s’y inscrire gratuitement en ligne.
IA, souveraineté économique, solutions et invités de marque
La journée se veut ainsi ouvertes aux entreprises, aux décideurs privés et publics, mais aussi aux citoyens. "Ce ne sera pas une journée de slogans", promet le président, qui souhaite que les participants repartent avec "de la hauteur, des solutions, des réponses concrètes".
Au programme, des conférences réunissant des personnalités comme l’écrivain Sylvain Tesson, le prix Nobel d’économie Philippe Aghion, le commissaire européen Stéphane Séjourné, Arnaud Montebourg ou encore le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin
L’IA et la souveraineté économique constitueront le fil rouge de la journée, avec l’ambition de proposer des contenus adaptés à tous les profils de visiteur. Au programme, notamment, des conférences réunissant des personnalités comme l’écrivain Sylvain Tesson, le prix Nobel d’économie Philippe Aghion, le commissaire européen Stéphane Séjourné, Arnaud Montebourg ou encore le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin.
Des ateliers davantage "corporate" seront au rendez-vous et porteront sur des thématiques telles que la santé mentale des dirigeants ou encore la facturation électronique.
Sensibiliser la classe politique
À un an de l’élection présidentielle de 2027, l’événement aura une dimension nettement politique. Tous les élus et décideurs publics sont ainsi invités par le président de la CPME à « s’immerger » dans un monde qu’ils ne connaissent que trop mal. Le sectarisme n’est pas de mise puisqu’"on ne ferme la porte à personne", insiste-t-il. Si les présidents des groupes parlementaires sont attendus et devraient prendre la parole, il n’est pas prévu de convier les candidats putatifs à la succession d’Emmanuel Macron.
Rendez-vous est donc donné le 25 juin dans un stade qu’Amir Reza-Tofighi décrit comme un "lieu d’intensité, de collectif, de nouveauté, de victoire". Au cours de la journée, de grandes annonces devraient être faites autour de réformes statutaires et d’un changement de nom de l’organisation.
Lucas Jakubowicz
