Sharon Lewis
Sharon Lewis
Droit financier
Hogan Lovells
- Née au pays de Galles
- Au board mondial
- Dessine ses bijoux
« Comme beaucoup de femmes, j’avais tendance à imaginer que je ne pouvais pas être excellente dans une autre matière que la mienne. »
Chez Hogan Lovells, Sharon Lewis est une légende. Dans la hiérarchie, elle atteint presque le sommet. « Être CEO, je n’y pense même pas ! », lance-t-elle pourtant. Mais on peut miser sur cett Galloise arrivée en France pour finir ses études puis poussée par la firme à aller toujours plus haut. « Depuis 2005, je gérais la pratique marché de capitaux monde. En 2014, la personne responsable du groupe banque et finance a été promue deputy CEO. J’ai donc pris sa place », confie-t-elle, comme si son arrivée au comité de direction mondial était due à un simple concours de circonstance. Sharon Lewis a besoin qu’on l’incite pour occuper des postes dans lesquels, ensuite, elle excelle. Sollicitée pour parler de ses clients, la spécialiste des transactions financières internationales est intarissable. Sa carrière est marquée par la faillite de la banque Barings en 1995, celle d’Alstom – qu’elle gère en plein congé maternité – et l’acquisition par EDF de British Energy signée huit jours après la chute de Lehman Brothers. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir venir en aide aux migrants. Pourquoi pas avec l’ouverture d’un orphelinat.